Le marché des probiotiques est en pleine explosion, et il peut être difficile de s’y retrouver parmi toutes les informations qui circulent. Pour nous aider à démêler le vrai du faux, l’animatrice Marie-Christine Proulx a reçu le pharmacien Alexandre Chagnon lors d’un épisode spécial du balado Le Vrai du Faux, présenté par Laboratoire Suisse.
Qu’est-ce qu’un probiotique?
Un probiotique est un micro-organisme vivant (bactérie ou levure) qui, lorsqu’il est consommé en quantité suffisante, apporte un bénéfice démontré pour la santé de l’humain, explique Alexandre Chagnon.
Microbiote vs Probiotique vs Prébiotiques
Le microbiote
C’est l’ensemble des milliards de micro-organismes (bactéries, microbes) qui vivent en symbiose dans notre corps, principalement dans le gros intestin (côlon), mais aussi sur la peau, dans le nez et la bouche. Un microbiote déséquilibré affaiblit notre santé globale, particulièrement notre système immunitaire.
Les probiotiques
Ils viennent renforcer le microbiote pour le rendre plus en santé, plus résistant et résilient.
Les prébiotiques
C’est la « nourriture » des probiotiques. Ce sont notamment des fibres qui permettent aux bonnes bactéries de croître et de prospérer.
Dans notre intestin, c’est une question de territoire. Plus nous avons de « bons » microbes, moins il reste d’espace pour les « mauvais », affirme le pharmacien. Un déséquilibre causé par une grande quantité de mauvais microbes peut mener à des problèmes intestinaux (gaz, constipation) ou immunitaires.
Comment savoir si un probiotique est efficace?
L’efficacité des probiotiques repose sur le type de souche et la quantité de bactéries ingérée. Contrairement aux suppléments de probiotiques, dont les bienfaits sont documentés par des études cliniques, les produits alimentaires comme le yogourt ou les céréales peuvent présenter des résultats plus variables.
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- La quantité (UFC) : Le voyage vers le gros intestin est périlleux! Les bactéries doivent survivre à l’acidité de l’estomac et à la traversée de l’intestin grêle pour atteindre le côlon. Il faut donc une grande quantité au départ pour s’assurer qu’un nombre suffisant arrive à destination. C’est pourquoi on retrouve généralement des quantités d’un milliard et plus dans les produits de probiotiques.
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- Le type de souche : Des études sont faites sur des souches précises. L’important est de s’informer sur les diverses souches puisque certaines auront des effets différents selon les troubles intestinaux.
Quand devriez-vous prendre des probiotiques?
Alexandre Chagnon explique que les personnes présentant des enjeux de santé plus fréquents peuvent bénéficier de l’efficacité des probiotiques dans des contextes précis :
1. La période hivernale : Pris du début à la fin de la saison, ils peuvent aider à prévenir les rhumes et la gastro-entérite.
2. La prise d’antibiotiques : Les antibiotiques tuent les mauvaises bactéries, mais aussi les bonnes. Les probiotiques aident à reconstruire la flore pendant et après le traitement.
3. L’entrée à la garderie : Les probiotiques peuvent soutenir le système immunitaire des tout-petits.
4. Le voyage : Ils peuvent aider à prévenir la « diarrhée du voyageur ». Il est recommandé de commencer la prise 7 à 14 jours avant le départ et de poursuivre après le retour.
5. L’eczéma : Certaines souches influencent les réactions inflammatoires et peuvent diminuer les symptômes.
L’Axe Intestin-Cerveau : L’autoroute de l’information
Saviez-vous que votre intestin communique avec votre cerveau? Par l’entremise du nerf vague, les bons microbes peuvent moduler notre réponse au stress et à l’anxiété.
Conclusion : Faire un choix éclairé
Comme le concluent Marie-Christine Proulx et Alexandre Chagnon, les probiotiques reposent sur des études scientifiques. Informez-vous sur les souches et consultez votre pharmacien pour trouver la formule adaptée. Curieux d’en savoir plus ? Écoutez l’épisode complet du balado Le Vrai du Faux, fièrement commandité par Laboratoire Suisse :




